Oui, il faut vraiment qu'on l'aime notre gros chat pour affronter toutes les étapes qui vont nous permettre de faire de lui un American Cat :)

Il faut quand même savoir que lorsqu'on prend l'idée folle de (re)partir vivre de l'autre côté de l'Atlantique, vont s'en suivre quelques nuits écourtées .... voire carrément blanches !

Et une des raisons de ces nuits pourries, figurez-vous que c'est Haïko, notre chat.

Alors pour préparer tous ceux, qui, comme nous, envisagent d'expatrier leur animal, voici un petit article récapitulatif qui leur permettra, j'espère, de ne pas miauler de découragement. Enfin, non, ce ne sera pas 1 petit article mais 2 grands ... du coup, si les bêtes à plumes, à poils ou à écailles ne vous emballent pas plus que ça, je vous présente toutes mes confuses ... mais je sais aussi que sommeillent en de nombreux lecteurs de vrais Brigitte Bardot Junior, donc, tant pis, je détaille tout !

Pour commencer, il faut que je vous présente la bête et la situation.

La bête a 4 ans. Le plus long trajet qu'il ait eu à faire EN VOITURE, c'est lorsque nous sommes allés le récupérer, chaton tout mignon, chez son maître d'origine. A savoir 20mn de chez nous, grand, grand max...

Depuis, nous avons seulement fait des maison-vétérinaire ou maison-garderie ... trajet de 3 mn pour l'un et 15mn pour l'autre ...

Et à chaque fois le même scénario se présentait : Haîko miaulait comme si on avait fini son paquet de Friskies devant lui et oublié de lui en racheter, ET souvent, pour ne pas dire TOUT LE TEMPS, il arrivait à faire pipi dans sa caisse de transport ... évidemment, on ne peut pas savoir si c'était de joie à l'idée d'aller se balader, ou plus vraisemblablement, de terreur de quitter son nid douillet.

Bref, tout ça pour dire que rien que de penser aux 600km qu'il allait d'abord falloir faire en voiture avec lui, puis les 8300 km en avion, nous avions de grosses sueurs froides.

L'avantage de tout cela, c'est que du coup, toutes les autres tracasseries : recherche de maison, école, visa etc etc semblaient être du pipi de chat (c'est le cas de le dire)

J'ai donc commencé plusieurs semaines à l'avance par 1 premier RDV chez la vétérinaire.

Je suis ressortie avec un plein sachet de médocs et pas mal d'euros en moins.

Il a donc fallu faire le vaccin contre la rage, obligatoire pour aller au Texas. Attention, pensez bien que le vaccin doit être fait plusieurs semaines à l'avance pour être efficace et valide !

Ensuite, on lui a prescrit 3 molécules différentes afin de calmer la bête .... autant vous dire que cette prescription ne m'a pas rassurée du tout !

Il y avait donc : un spray aux phéromones, des gélules à prendre matin et soir pendant 15 jours pour limiter l'anxiété, et un cachet pour le jour J ...enfin les jours-J car comme on est joueur, notre périple est prévu en de multiples étapes ...

En fait, j'ai bien failli réserver ces pilules apaisantes pour moi ...

Pour commencer, donc, il a fallu faire le trajet Biot-Saint-Etienne, en voiture  ...

Le fauve était en garderie depuis 8 jours, puisque nous, nous avions dû filer au Texas chercher un logement et que bien entendu, il n'était pas de ce voyage-là !

Les consignes étaient simples : il fallait le placer à l'isolement quelques heures avant qu'on vienne le rechercher, afin de NE PLUSLUI LAISSER LES CROQUETTES A DISPOSITION ... A la diète donc.

Oui, c'est tout bête, mais "si on ne fait rien rentrer, il ne sortira rien" ...faut juste s'y prendre suffisamment tôt pour que toutes les étapes de la digestion soient passées ..

Bref, je pense que vous saisissez.

Ensuite, le jour J donc, en arrivant pour le chercher, il était prévu qu'on apporte un petit peu de pâté et qu'on y écrase le cachet qui fait faire de beaux rêves dedans ...comme ça ni vu, ni connu, on faisait d'une pierre 2 coups : Haïko était heureux de remanger un peu et nous rassurés de le voir avaler son calmant ...

Sauf que la personne chargée du refuge était bien plus optimiste que nous ou alors,  qelle a pensé que notre chat étant aussi raisonnable que nous, allait avaler le cachet sans qu'on ne le lui planque dans le Sheba ....

Que nenni, malgré son air, parfois, heu, simplet, faut pas croire, il est malin le bougre et s'il a bien mangé la pâtée, en revanche le cachet, il l'a joyeusement craché !

Paf, bien fait pour nous !

N'ayant plus ni le temps, ni l'envie, ni de cachet à fournir, on a donc  faire rentrer Monseigneur dans sa royale cage de transport et on a joué à Tetris pour faire rentrer tout ça dans notre mini voiture pleine de valises et de TOUT ce que nous emportions avec nous dans la Loire ...

Et ça me fait penser que je ne vous ai pas parlé du choix de la cage ... décidément, j'ai bien peur que cet article soit le plus long de l'histoire du blog "d'expatriés qui ont un chat."

Donc, à ce moment-là de l'histoire, nous quittions définitivement le Sud pour démarrer notre nouvelle vie. Direction la Loire pour quelques semaines en famille.

Je vais pas vous mentir, la première heure du trajet, nous avons eu droit à de belles vocalises du chat ... désespéré.

Fallait nous voir nous retourner régulièrement pour parler d'une voix de bécasse, espérant ainsi le calmer ...

Mais, finalement, au bout d'un moment, il a fini par se calmer ...

On a enfilé les km sans trop trop faire  de pauses. Les 2 pauvres bougres qui mangeaient en moins de 5 mn, leurs sandwichs triangles achetés à la va vite dans une aire d'autoroute, en suant près de leur voiture, c'était nous .... on a vraiment tout fait pour faciliter la vie du héros de l'article ...

Finalement, je vais pas vous la faire plus longue : on a fini par arriver dans la Loire, alleluia et on a sorti sa Majesté de sa cage.

Découverte de chez Grand-Père et Grand-Mère qu'on remercie d'ailleurs de nous avoir accueillis et de l'avoir accueilli LUI !

Dans un prochain long article, je vous parlerai de son séjour en terre inconnue (le 42), de sa nuit à l'hôtel, de ses trajets en avion, et de son arrivée, grandiose, au Texas !

Stay tuned, comme on dit !

Et comme je sais que vous crevez d'envie de le voir ... le voici donc lors du déménagement, tentant, en vain, de retenir les cartons ... ou cherchant à se planquer dans un p'tit coin peinard ...

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